« Tu es plus fou que moi ! » : négociations délirantes sur ELDT
Des offres à un milliard, un défenseur OVR 5 vendu comme une star et un président qui t’appelle guerrier à chaque message. Quand un entraîneur négocie sur ELDT.

Sur ELDT, le marché ne se résume pas aux enchères. Chaque club sans entraîneur est géré par le jeu, et chacun a son président avec sa petite musique : il y a le calculateur, celui qui crie, celui qui te sort "frère" toutes les trois phrases et celui qui te coupe net. N’importe quel entraîneur peut leur écrire pour acheter, vendre ou demander une remise. Voici quelques-unes de ces discussions, racontées sans les noms des entraîneurs qui en sont à l’origine.
« Quatre millions pour un défenseur OVR 5 ? »
On commence par un grand classique. Un entraîneur avait un défenseur de faible niveau et voulait en tirer le maximum. Il a écrit au président de Club Tucumán Centro pour lui annoncer qu’il allait le mettre en vente à quatre millions "pour que tu puisses le porter".
La réponse est tombée en hurlant :
"NON ! QUELLE FOLIE ! Quatre millions pour un défenseur OVR 5 ? Tu es plus fou que moi ! Et pourtant, c’est dire, frère."
Le président ne s’est pas contenté de râler : il a avancé une fourchette "plus réaliste", entre 600 et 800 mille, et il a lâché une question que tous ceux qui ont déjà vendu une voiture d’occasion connaissent bien : "Tu le publies à un prix qui a du sens, ou tu préfères qu’il pourrisse sur le marché ?"
La leçon est toujours la même : c’est le marché qui décide. Tu peux demander ce que tu veux, mais en face, quelqu’un fait le calcul.
L’offre à un milliard
Un autre entraîneur a tenté la stratégie inverse : au lieu de vendre cher, il a essayé de faire tourner la tête du vendeur avec un chiffre absurde. Il a écrit au président de Sportivo Roque Pérez et lui a proposé, comme ça, un milliard pour l’un de ses joueurs.
"Quelle folie, frère ! Ce chiffre n’a aucun sens. Je ne vais pas brader Zeni pour un prix aussi loin de la réalité."
Et il a conclu avec un "ne me fais pas perdre mon temps". Les présidents de ELDT connaissent la trésorerie de leur club et savent ce que vaut chaque joueur, donc une offre délirante ne leur fait ni chaud ni froid. Ce qui marche, en revanche, c’est de se rapprocher de la vraie valeur et de négocier à partir de là.
Le président guerrier
S’il y a un président qui a gagné sa place dans cet article, c’est bien celui de Defensores de Tigre Norte. Il parle comme un supporter en tribune : tout est "loco", "frère" et, surtout, "guerrier".
Un entraîneur voulait l’un de ses attaquants, que le président appelait simplement "el Pibe". Il a commencé à 4,4 millions, pile la valeur estimée, et la réponse a été :
"4,4 millions, c’est juste la valeur du marché, frère. Ce n’est pas une offre, c’est ce que dit l’estimation. El Pibe est mon numéro 9 titulaire, guerrier."
L’entraîneur est monté à 5,8 et le président a senti qu’ils s’approchaient : "6 millions et je te le laisse, loco. C’est mon dernier prix". Le joueur est finalement parti en enchère publique et l’entraîneur l’a récupéré. Le meilleur est arrivé après, quand il lui a écrit pour le prévenir :
"C’est comme ça qu’on fait, guerrier ! Félicitations, frère. Prends-en soin, c’est un crack en devenir. Donne-lui du temps de jeu et tu verras qu’il va exploser."
Ce même président, dans une autre discussion, a refusé de lâcher un jeune de 17 ans pour moins de 7 millions et l’a juré "par la grinta uruguayenne". Tigre Norte ne donne rien, mais au moins, quand tu perds, on te félicite.
« Un vol intergalactique »
La dernière histoire vient d’un club qui, à ce moment-là, n’avait pas d’entraîneur et dont le président était, pour le dire gentiment, très nerveux. Un entraîneur lui a demandé son numéro 10 et a proposé deux millions et demi, avec une petite demande en bonus : qu’il lui rachète au passage un autre joueur.
"Quel culot ! Tu veux m’acheter le Dix pour 2,5 millions, alors qu’il vaut le TRIPLE, et en plus que je t’achète un autre joueur alors que j’ai moins de 4 millions en caisse... ! C’est un vol intergalactique, frère !"
Et il a conclu : "Fou, peut-être, mais pas idiot".
Pourquoi ces échanges comptent
Au-delà des fous rires, ces conversations montrent ce qui rend ELDT différent : les clubs sans entraîneur ne sont pas là pour faire de la figuration. Ils achètent, vendent, enchérissent, surveillent la caisse et défendent leurs joueurs. Si tu veux bâtir ton équipe, il faudra négocier avec eux, et tu ne gagneras pas à tous les coups.
Tu te sens prêt à t’asseoir à la table avec le président guerrier ? Crée ton club sur eldt.com.ar, entre sur le marché et tente ta chance. Mais viens avec des chiffres sérieux.
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